Ce samedi 21 octobre, Rob Hopkins, le pape du durable, le grand mamamouchi des « villes en transition », est venu sur le sol français et plus particulièrement dunkerquois. Il a donné une conférence sur le sujet du « Pouvoir de faire les choses ».

Rob Hopkins, le premier, a introduit dans sa ville, Totnes en Angleterre, dans le Davon, la nécessité d’envisager « le changement ».

Arrêtons de tourner autour du pot : le mouvement des « Villes en Transition » incite à modifier nos comportements vis à vis du changement inéluctable, celui de la disparition des énergies fossiles avec toutes ses conséquences : autres mobilités, circuits courts alimentaires, proximités et solidarités sociales…

A tous niveaux, nos modes de vie sont concernés et nos schémas de pensée révisés... Mais il nous a montré que ce changement et ce futur étaient désirables et synonymes de bonheur et d’équité. D’ailleurs le personnage respire le bonheur et la sagesse. Ses actions, dont il revendique clairement le droit à l’erreur, s’inspirent du bon sens : bourses d’échanges, « repair-cafés », bières artisanales brassées à partir de céréales locales, culture sur des terrains non utilisés, fin des comportements addictifs et du « tout de suite », passage des gros trusts à la micro-économie locale beaucoup plus pourvoyeuse d’emploi et de stabilité, monnaie locale...

Il a cité les expériences en cours sur notre territoire : celles de Grande-Synthe, qu’il avait visité la veille, et celle de la Ville d’Ungersheim, décrite dans le film de Marie-Monique Robin « Qu’est-ce qu’on attend ? ». Cette ville a instauré un ramassage scolaire … en charrette tirée par Richelieu, un cheval de trait pur boulonnais. Conséquence ? Les enfants ne veulent plus venir à l’école avec leurs parents en bagnole mais avec leurs copains en voiture à cheval.

Il soutient enfin qu’il y a plein de bonnes initiatives partout mais que, parce qu’on ne les connaît pas, on a l’impression que rien ne bouge. Beaucoup pensent que la société est rigide mais elle peut bouger grâce à nos actions. Les nombreux déplacements de Rob Hopkins lui ont permis de constater que ça bougeait beaucoup partout sur notre planète.

Après tout, peut-être appartient-il aux CPIE de mieux faire connaître tout ce fourmillement local de bonnes actions au service de l’environnement ?

 

Philippe DRUON, Président du CPIE Villes de l'Artois